Le E-commerce s’adresse à tous les commerçants
Contrairement aux a priori, le E-Commerce se démocratise. Non seulement, il n’est pas réservé à une élite, mais on constate d’année en année, que les e-commerçants qui se lancent n’ont pas ou peu d’expérience du Web. Grâce aux facilités administratives telles que le « statut d’auto-entrepreneur » et aux plateformes clefs en main, le E-commerçant n’a pas besoin d’une expérience spécifique pour se lancer dans un projet qui lui tient à cœur.
Avant tout commerçant, le E-commerçant est souvent un marchand classique qui voit dans le E-Commerce un canal de distribution supplémentaire pour assurer l’avenir de son business. Ainsi un quart des E-commerçants ayant une boutique physique avouent que leur boutique en ligne a permis d’augmenter le chiffre d’affaires de leur boutique classique ; et ainsi, parfois, de la sauver.
Autre preuve que Commerce et E-Commerce ne sont pas antinomiques, 18,9% des pure E-Commerçants aimeraient ouvrir un point de vente physique.
Les femmes, les jeunes et les seniors ont la toile en poupe
On savait que le E-Commerce s’adressait à tout type de populations, néanmoins deux grandes tendances émergent : ce sont les populations les plus fragilisées par la crise qui sont les plus présentes en tant que chefs d’entreprise virtuels. Ainsi, 28.5% des chefs d’entreprise sont des femmes , alors qu’elles représentent 39.5% des nouveaux entrepreneurs dans le e-commerce.
Autre population boostée par la tentation de l’entreprenariat sur le Net : les jeunes (en progression de 8 points par rapport à 2008) et les seniors. Encore absents des entrepreneurs 2008, l’étude note l’apparition des sexagénaires, 2.5% en 2009, parmi les E-commerçants.
Autre grande tendance, le E-Commerce permet de développer une activité économique tout en privilégiant son cadre de vie. Ainsi 70% des E-commerçants vivent et travaillent dans une ville de moins de 100 000 habitants.
Le E-Commerce – Facteur de créations d’entreprises et d’emplois
Pas d’élitisme dans le E-Commerce – En effet, 41% des E-commerçants ont un baccalauréat ou moins – facteur important de reconversion professionnelle.
Depuis Janvier 2009, avec l’inauguration du statut de l’auto-entrepreneur, on compte 30% d’ouverture de sites grâce à ce statut. Chiffre d’autant plus remarquable que 59% d’entre eux ont choisi le E-Commerce comme activité principale.
Quant aux E-commerçants un peu plus confirmés, 30% ont l’intention d’embaucher en 2010 et 22% envisagent de se développer à l’international.
La réussite du E-Commerce ne connaît pas de frontières et permet ainsi à grand nombres de E-commerçants d’étendre leur zone de chalandise à l’Europe ou plus loin encore à moindre coût. Ce levier de croissance est un atout considérable pour la croissance des TPE et PME.
Quelles motivations pour se lancer sur Internet ?
Si certaines motivations pour se lancer dans le E-Commerce sont constantes depuis 2008 (augmenter le chiffre d’affaires de la boutique physique, proposer une offre 24/24H, fidéliser une clientèle existante, accomplissement personnel), les motivations d’ordre économique se précisent en 2009 : désormais, 44.1% des entrepreneurs souhaitent clairement accroître leur visibilité, développer leur entreprise (22%) tout en bénéficiant de la souplesse et de la liberté de pouvoir travailler de chez soi (41.6%).
A noter également, les différences de critères de réussite selon le sexe. En effet, si les femmes sont davantage motivées par le confort (22.8%) et la liberté dans l’organisation de leur travail (22%), la motivation des hommes à se lancer dans l’aventure virtuelle porte davantage sur la stratégie, l’efficacité et le développement. Ainsi, ils représentent 38.7% à vouloir augmenter leur chiffre d’affaires, 29.8% à vouloir fonctionner 24/24H et 20.5% à souhaiter développer un nouveau canal de distribution.
source : Fevad et Oxatis (d'après une étude réalisée par Oxatis)
bonjour,
il est vrai que de nombreux e-commerçants sont des purs players, pourtant le fait d'avoir un magasin est un véritable atout ...
merci pour cette synthèse.
Rédigé par : Ecommerce Wall | 23 février 2010 à 23:33
Merci pour cet article
Rédigé par : Mutuelle | 23 février 2010 à 17:35
Merci François pour ce retour. Il n'est pas question du "E-commerçant qui réussit" mais du "E-commerçant tout simplement".
Par ailleurs, en ce qui concerne le top 15 des sites marchands français (en VU/mois) la moitié est constituée de sites qui ne sont pas des pure players (Carrefour, Fnac, Darty, ...)
Rédigé par : Pascal | 22 février 2010 à 11:42
"le E-commerçant n’a pas besoin d’une expérience spécifique pour se lancer dans un projet qui lui tient à cœur"
C'te bonne blague... c'est ce qu'on appelle une contre vérité, s'il en fut.
"le E-commerçant est souvent un marchand classique qui voit dans le E-Commerce un canal de distribution supplémentaire pour assurer l’avenir de son business"
Faux... les site marchands qui connaissent le succès sont plus le souvent des pure players qui mettent 150 % de leur énergie à se consacrer à leur site, et pas des PME qui pensent qu'il suffit d'avoir une boutique en ligne pour que ça fonctionne.
Rédigé par : François | 22 février 2010 à 10:55