Lorsqu’un annonceur élabore une campagne de mots clés Google Adwords, il se positionne sur des combinaisons de mots clés pour lesquelles son annonce commerciale (sous forme de liens commerciaux) est censée apparaitre dès que les termes choisis sont utilisés dans les requêtes des internautes sur le moteur de recherche.
Pour affiner son ciblage, un annonceur peut indiquer à Google des mots clés dits « négatifs », à savoir des mots pour lesquels il ne souhaite pas que son annonce commerciale apparaisse s’ils sont combinés avec les mots clés stratégiques sur lesquels il s’est positionné.
Par exemple, une agence de voyages spécialisée dans les séjours haut de gamme au Maroc devrait indiquer à Google les mots clés négatifs « pas cher » ou « discount » afin que son annonce commerciale n’apparaisse pas lorsqu’un internaute saisit comme requête : « voyage Maroc pas cher ».
Le sujet des mots clés négatifs est devenu plus épineux depuis l’arrêt du 19 mai 2010 rendu par la cour d’appel de Paris dans le cadre d’un litige opposant Wonderbox et Smart&Co. En effet, dès qu’une entreprise est mise au courant par un de ses concurrents que ses liens commerciaux apparaissent en combinaison en lien avec son nom ou celui de ses marques déposées, elle est tenue d’inscrire immédiatement ces termes protégés parmi sa liste de mots clés négatifs.
Dans la plupart des cas, la saisie de la justice peut être évitée. Il suffit d’alerter son concurrent et surtout Google, via son interface Adwords qui transmettra alors la procédure à suivre et les justificatifs à fournir pour suspendre la campagne de liens commerciaux d’un concurrent mal… habile.
Pour en savoir plus, consulter la source de cette information : www.legalis.net
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