Proverbe américain : « il n’y a pas de petit clic »
Voici ce qui apparait lorsqu’aux Etats-Unis on tape dans les moteurs de recherche les requêtes "bp oil spill claim" ("bp marée noire plainte"), "oil spill sue" ("marée noire poursuite") et "bp law suit" ("bp poursuite judiciaire") :
Les premiers résultats sont les annonces payantes de cabinets d’avocats proposant leurs services pour aider les victimes de la marée noire à poursuivre BP.
Rien n’a été laissé au hasard, ainsi le cabinet Beasley Allen a procédé à une refonte de sa page d’accueil et a même acheté le nom de domaine www.oil-spill.com ("maree-noire.com") pour concevoir un site entièrement dédié à la mise en place d’un recours collectif ("class action") à l’encontre de BP.
Réponse de BP : un site réaménagé et un dispositif 2.0 proche du monologue
Pour la gestion de crise, les équipe BP ne sont pas en reste. Elles ont elles aussi recours à l’achat d’espace dans les moteurs de recherche et tentent de déjouer la stratégie des cabinets d’avocats en se positionnant sur des requêtes similaires telles que "bp oil spill" ("bp marée noire").
Outre la refonte du site pour "informer" en temps réel les internautes, un dispositif 2.0 a été déployé avec une page Facebook, un compte Twitter, une chaine Youtube et un compte Flickr. BP y présente donc sa réponse sa "réponse" à la crise, de façon assez édulcorée en prenant une forte distance avec les origines mêmes de la crise et la façon dont sont présentées les actions s'apparente plus à une description d'une action humanitaire en réaction à une catastrophe naturelle... La communication est essentiellement verticale et le participatif n'y trouve pas sa place.
Pratique anglo-saxonne impensable en France ?
Utiliser le référencement payant pour surfer sur la crise n'est pas un monopole anglo-saxon. Rappelons-nous lors des émeutes de banlieue en 2005 que le référencement payant dans Google avait fait la une des actualités avec l’UMP qui s’était positionnée sur les mots clés "banlieue", "émeutes", "insécurité", soulevant l'indignation générale. Les mots avaient été aussitôt retirés une fois l'affaire révélée. Certaines sociétés d’assurance s’étaient quant à elles positionnées sur la combinaison de mots clés "voiture brulée".
sources :
http://blog.veronis.fr
www.bp.com
http://searchengineland.com
Commentaires